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HISTORIQUE - 40 ANS

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Jacques Lachance, Vincent Ottawa, Gilles Ottawa,1980.

Source : Archives de Gilles Ottawa

1980 - SOCAM

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En ce temps-là un conseil politique qui représenterait les Atikamekw et les Montagnais venait d’être formé. Le «besoin» de cette association, entre ces deux nations, découlait du fait que l’«Association des Indiens du Québec» venait d’être dissoute. En regard d’un de ses objets importants de l’agenda, et dans le dessein de faire comme les Cris qui avaient engagé des négociations avec les gouvernements dans le cadre du projet hydroélectrique de la Baie James, le Conseil Atikamekw-Montagnais (CAM) projettait de régler la question du territoire indien avec les deux paliers de gouvernements, canadien et provincial. Pour ce faire, il fallait renseigner et établir un canal de communication avec la population autochtone auquelle le conseil était imputable. Des pourparlers au sujet du territoire s’amorçèrent dès lors, et dans certaines communautés, montagnais de la Basse-Côte-Nord comme à Mingan et à Natashquan, un réseau de radios communautaires s’était instauré. Devant le besoin de communication et d’information destiné aux autres communautés qui n’étaient pas reliées au réseau, le CAM par son Institut Educatif et Culturel (IECAM) organisa une première formation en ce domaine. Les employés de l’institut furent Ghislain Picard, Bernard Hervieux, Grégoire Flamand de Manawan et Jacques Lachance furent quelques-uns des «artisans» qui organisèrent le cours de «formation en radio» qui eut lieu, en mars 1980, dans la communauté de La Romaine. Principalement, les étudiant(e)s provenaient des communautés Montagnais de Mingan, de Natashquan et de La Romaine. Du côté des Atikamekw, Manawan et Wemotaci avaient envoyé les siens. Pour assurer une continuité de la communication vers les communautés, les employés de l’IECAM, avec le projet des radios locales; Ghislain Picard, Bernard Hervieux et Grégoire Flamand, procédaient à des entrevues avec les dirigeants tant Atikamekw que Montagnais et autres responsables de dossiers, les informations provenant des autochtones et des gens des gouvernements, et envoyaient les enrégistrements audio à être diffusés dans les communautés dotées de radio locale. D’autres sessions de formation furent organisées comme à l’été 1982, auquelle d’autres étudiants et étudiantes des communautés Montagnais, Atikamekw et Algonkins y prirent part. Manawan, dans le projet de se doter d’une radion communautaire, institua un comité de radio vers la fin des années 1970. Les personnes qui siégèrent dans ce comité furent Vincent Ottawa, comme président; Richard Flamand, Philippe Mattawa et Louis Ottawa complétèrent la formation du premier comité.

Quelques faits marquants :
Au début des années 1980, les émissions Atikamekw et Montagnais furent aiguillées vers les ondes courtes. Des appareils spéciaux de réception furent fournis à chaque station de radio du réseau, parfois, à raison de la température entre autres, des émissions en provenance de Québec étaient inaudibles.

Les émissions en provenance des studios Atikamekw et Montagnais établis au Village-Huron de la ville de Québec furent diffusées via les satellites Anik I et II de Radio-Canada.

Tous les programmes furent diffusés en langue Atikamek et en Montagnais, avec quelques contenus de langue française et anglaise.

Le contenu des programmes, Atikamekw et Montagnais, couvrait les domaines de la politique et de la culture autochtone en général. Au début du projet d’implantation du réseau, la radiophonie assurait davantage la couverture des pourparlers au sujet de la négociation territoriale et de l’actualité autochtone à travers le pays. Deux reporters, Atikamekw et Montagnais, couvraient des évènements majeurs.

La grille-horaire radiophonique couvrait la période de l’avant-midi, une équipe Montagnais assurait la première partie des émissions et l’autre segment de l’émission était de langue Atikamekw.

Le projet «Contact-Réseau» de l’IECAM organisa à l’hiver 1983, de concert avec le Service du Québec Nordique de Radio-Canada, un concours de «violonneux» auquel participaient des musiciens des communautés du nord et ce à travers le Canada. Le récipiendaire pour le Québec fut Antoine Quitish, de Manawan. Celui-ci participa aux finales de ce festival qui aurent lieu au Yukon en février 1983. À son retour vers Québec, Antoine Quitish, en compagnie du guitariste de Manawan Daniel Flamand, endisqua quelques pièces de son répertoire dans un studio de la Société Radio-Canada à Montréal.

Le développement de la SoCAM prit de l’essor, en ce début d’année de 1985, avec l’ouverture de deux centres régionaux de radiodiffusion. Les auditeurs Atikamekw furent desservis par le centre de production régional de La Tuque (MOWKitotakan, anagramme des premières lettres de noms des communautés Atikamekw et du mot «radio» Kitotakan, le tout (MOWK) désignant le huard en langue Atikamekw), le deuxième studio régional fut installé à Sept-Iles (Uashat). Le Premier Ministre d’alors, Brian Mulroney l’inaugura en été 1985.

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